Un pas en avant, deux pas en arrière

Entre la fin du système Blackberry 10 qui se profile et une certaine lassitude de mon Q5, j’ai eu envie de changer de téléphone et de me faire plaisir : un écran plus grand, une bonne autonomie (le point faible des smartphones), un bon appareil photo. Comme j’ai une tablette Android depuis presque 2 ans (une belle Lenovo Yoga 2 en 8 pouces) je me suis dit pourquoi pas un téléphone Android, je ferai comme pour la tablette, privilégier le dépôt F-Droid et ses applications libres : OSM, Firefox et consorts. Les rayons des téléphones Android dans les magasins ont tendance à me faire sourire ; une suite de briques entre 5’’ et 5’‘7, des appareils photo entre 13 et 20M pixels. Rien de tripant, la tristesse d’un monde uniforme. En plaçant l’autonomie en tête de mes critères avec un écran de plus de 5’’ j’ai vite réduit la liste, et les occasions des soldes ont placé le Samsung A5 sur ma route.

j’ai craqué pour la bête et j’ai apprécié la beauté de l’objet : très bel écran, des matières nobles (du vrai aluminium). L’autonomie tient ses promesses pour un smartphone de cette taille, 2 bonnes journées en utilisation modérée. J’ai joué deux semaines avec, surtout avec les GPS et je me suis rendu compte que je m’étais planté, que le téléphone n’est pas adapté à moi, indépendamment de toute polémique autour du système d’exploitation presque libre : trop lourd et trop grand pour une utilisation quotidienne, trop fragile et trop cher aussi ; j’avais l’impression de manipuler une poupée de porcelaine.

En terme de services rendus, je reconnais, pour mon cas (désespéré), l’utilité de l’appareil photo et du GPS avec un temps de fix extrèmement rapide. Le reste je n’en ai pas besoin. En bref, je me suis planté ; je me suis laissé tenter par les sirènes de la consommation pour voir si par hasard je ne serais pas l’homme du 21ème siècle. Et bien raté, j’ai entendu récemment qu’aussi moderne et à la page qu’on puisse être, on appartient à son siècle, celui qui nous a vu naître. Sur ce coup là je confirme.

J’ai négocié une reprise de mon appareil par ma moitié (profil bas, pas fier le gars) et je suis revenu à mon ancien téléphone, enfin plus exactement à mon ancien… ancien téléphone, mon Blackberry Bold 9780 sous BBOS 6. Pour 20 euros, j’ai remis une batterie neuve et je suis revenu au meilleur téléphone avec clavier physique que j’ai pu avoir ; c’est sur celui ci que je tape cet article d’ailleurs.

Alors qu’est-ce qu’on fait avec un téléphone pareil en 2016 ? Et bien beaucoup de communication écrite (des textos et des e-mails), des appels (hein des appels pour quoi faire), du tethering USB pour partager sa 3G avec son PC en déplacement. Ah oui on fait une croix sur la 4G mais pour envoyer des e-mails c’est pas très grave. Et c’est comme ca qu’on se retrouve à développer mail2diaspora pour avoir la possibilité de diaspoter sa vie, à chaud, n’importe où.

La synchronisation du calendrier et des contacts je m’en passe : un export des contacts de Cozy Cloud fait l’affaire pour l’instant. Pour le calendrier, je saisis dans Cozy Cloud et je demande des rappels par e-mails (la fonctionnalité qui manquait à Owncloud).

Quoi d’autre ? Je recommence à écouter des podcasts grâce à l’application native de Blackberry et des radios Web. Je pars en vacances dans une semaine et je vais emmener mon bridge Lumix que je néglige ces dernières années au profit du smarphone pour son instantanéité (on l’a dans la poche, on vise et on partage avec ses proches). La je vais essayer de faire de la belle photo en prenant le temps

Dans un an et des brouettes, on aura plus d’antennes 4G qu’autre chose et je n’aurais proablement plus de réception dans certaines zones, il sera temps de se poser la question du changement.

Mon Bold