Auto-hébergement, le grand saut

Cela fait bien deux mois que ça me trottait en tête :-) Et bien c’est opérationnel. Si j’avais des dizaines de visites par heure ça ne tiendrait pas la route mais ce n’est pas le cas et cela ne devrait pas se produire. Je ne fais pas de publicité et je reste discret sur les sites autour du Libre. Ce blog est devenu un compagnon où je peux coucher par écrit ce qui me passe dans la tête et parler de mes dernières réalisations.

Le matériel

J’ai acquis sur PriceMinister un modeste netbook MSI U100X basé sur un processeur Atom N270  à 1,66 Ghz avec 1 Go de mémoire et 80 Go de disque dur. La batterie est défectueuse ce qui n’est pas un souci pour l’utilisation en poste fixe et cela m’a servi d’argument pour négocier le prix :D Il est pré-installé avec Suse Enterprise Linux que j’ai remplacé par une Debian Lenny : installation minimale sans couche graphique depuis une clef USB. Je ne m’étalerais pas sur l’install de Debian qui s’est déroulée sans surprise. J’ai rajouté OpenSSH pour permettre l’administration à distance et j’ai pu placer le netbook dans son placard… euh je veux dire son rack climatisé bien sûr ;-) Je n’ai pas d’écho négatif sur ce genre de matériel pour une utilisation 24/24, j’espère que ça ne lâchera pas au bout de quelques mois, je me suis dit que la faible dissipation de chaleur de l’Atom était un atout.

La configuration réseau

J’ai réservé le nom de domaine madyanne.co.cc sur CO.CC. C’est gratuit pour un usage personnel. Depuis son compte CO.CC on peut définir des alias (des enregistrements CNAME) pour faire correspondre à un sous-domaine un autre nom DNS. C’est par ce moyen que geek.madyanne.co.cc est balancé sur le nom DynDNS de la SFR box. Il ne reste plus qu’à définir les règles NAT pour ouvrir le port HTTP et le rediriger vers le serveur Debian. Le fait de ne pas avoir d’adresse IP fixe n’est absolument pas bloquant pour s’auto-héberger :)

La configuration logicielle

J’aurais pu installer le serveur Web hyper-léger et hyper-performant à la mode mais je suis resté classique avec Apache. L’installation de WordPress 3.0 est simple, il ne faut pas oublier d’installer mySQL auparavant et de créer une base de donnée. Concernant l’import du blog je ne sais pas si je l’ai fait dans les règles de l’art. Je suis passé par l’export en XML puis par la fonction d’import sur le WordPress cible qui nécessite d’installer un plug-in. Cela semble ok pour le contenu, le thème a été installé séparément. En quelques heures on installe un serveur de blog opérationnel.

Ce qui m’a pris beaucoup plus de temps c’est l’installation de mon serveur de mail :-) mais ce sera l’occasion d’un autre billet.